À l’entretien d’embauche, un homme et une femme polis expriment le détail de doutes customisés. Bernard leur rétorque avec la vitesse d’un déjeuner de printemps de réfléchir aux motivations d’une réponse négative. Il rêvasse à son gentil cadavre qui l'aurait mérité pendant que des ombres s’agitent sur le mur ensoleillé du bureau.
Des ronds de chewing-gum inondent la rue. De retour à l’appartement, il s’installe au milieu du salon. Pour chasser ses idées et ne pas freiner la chute en soi. De ses idoles alcooliques à l’agonie puérile. Pères spiritueux aux adjectifs magiques jusqu’à ce qu’un coup de batte de base-ball anéantisse ses poumons. Le silence soudain auquel nul ne survit. Belle comme une couverture de livre le temps qu'un sourire met à s’effacer. Il git comme dans la clarté du jour. Et se réchauffe dans le bois d’un violon. Pour procéder à la capture des équations solides et des paniers d’excuses. La tête bourrée d'imprenables éditos, ses yeux alsaciens, plus que bruns, parfois algériens, mutée dans l'au-delà.
Armé du salut, de Josiane Assiette.
28 avril 2012
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