Du sablier de la cuisine qu’il voulut adorer, il recueillit un souvenir flagrant. Au coin de la classe, les doigts repliés dans la paume, sa ferveur devait arrêter le présent de s’écouler. Chaque début de matinée jusqu’au lundi suivant, son maître l'expédia au piquet. Il pressait en forme de poing sa main gauche. Il puisait aussi dans les ressources du noir complet, clignait des yeux par intermittence et refusa de se rendre à son cours de piano. Devant l’équité du jour et de la nuit, son effort mollissait et la main ne recéla ni clou ni plume d’oiseau du jardin.
Extrait de La flemme d'exister de Sandra Pinoche paru dans la revue Génération sans phares.
1 avril 2012
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